Originaire de la haute vallée de l'Ariège, dans les Pyrénées, le Cheval de Mérens présente une étonnante convergence morphologique avec les chevaux magdaléniens (13000 ans) représentés dans la grotte de Niaux. Peut-être ces derniers sont-ils les prestigieux ancêtres du cheval actuel ?
Utilisé comme cheval de guerre au Moyen-âge, le Mérens est ensuite utilisé pour les travaux agricoles et dans les mines.
Officiellement appelé Mérens en 1866, ce cheval noir est menacé de disparition à la fin du 20e siècle. D’une quarantaine de chevaux en 1970, on passe à près de 4000 en 1985 : toutefois depuis 1996, le nombre de naissance ne cesse de décroitre, avec seulement 254 enregistrées en 2017.
En 2023, le Mérens est considéré par l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (INRAE) comme une race chevaline française menacée d'extinction.
D’abord considéré comme un poney, le Mérens a été reclassé comme cheval en 1998 par les Haras Nationaux.
La grande majorité des éleveurs de chevaux de Mérens se situe dans le berceau de race, la région Midi-Pyrénées.
Néanmoins, l’élevage des Mérens s’est étendu à la quasi totalité de la France, ainsi qu’à d’autres pays. En Europe, le Mérens a colonisé les Pays-Bas, l’Italie, la Belgique et la Suisse, tous détenteurs d’un livre généalogique. L’Allemagne, la Suisse et la Tchéquie structurent actuellement leur élevage. L’île de la Réunion est depuis 25 ans une terre de prédilection pour le cheval de Mérens.
Ses particularités sont le suivantes :
- Sa tête : très expressive, la tête du Merens est élégante et distinguée. Le chanfrein est rectiligne. Le Merens est très poilu au niveau des oreilles et sous les joues.
- Son corps : le dos est long et large et le garrot bien sorti. Les reins sont eux aussi larges et musclés. L’épaule est longue et inclinée. La croupe est ronde et musclée : une double croupe est fortement appréciée par les amateurs de la race.
- Ses membres : les membres sont forts et musclés. Les articulations sont solides et bien marquées. Les fanons sont abondants. Les sabots sont costauds et souvent noirs.
- Sa robe : la robe du Mérens est toujours noire zain (sans poils blancs). C’est d’ailleurs la seule couleur de robe acceptée par le Stud-Book. Les balzanes ne sont pas tolérées, en revanche une étoile en en-tête est acceptée.
- Ses crins : abondants et longs, ses crins sont épais et crêpés ou ondulés.
- Ses allures : les allures du Mérens sont étendues. Ses postérieurs présentent bien souvent un fort engagement.
Un cheval polyvalent
Le Mérens est devenu le cheval polyvalent par excellence.
Le Mérens est, comme tous les chevaux de montagne, rustique, d'un tempérament calme et docile, dur à la tâche, capable de se déplacer sur des pentes sévères. Il est doté d'un excellent caractère et de facilités d'apprentissage selon ses amateurs, mais il peut aussi avoir du caractère.
Expert en équitation d'extérieur et en randonnée, où sa franchise et son pied sûr séduisent cavaliers débutants et confirmés, il est utilisé également dans toutes les autres disciplines équestres, pour la compétition ou le loisir.
Le Mérens s'illustre notamment en attelage ainsi qu'en voltige. Il est brillant dans les épreuves de T.R.E.C. (Techniques de Randonnée Equestre de Compétition) et maintenant également en CSO, dressage, concours complet, endurance, spectacle.
C’est aussi un cheval de travail, utilisé en débardage, en traction animale.
Les Mérens de l’élevage du Pic du Jer sont polyvalents : ils ont un gabarit plutôt sport (toisent entre 1,5 et 1,6 mètres) qui leur permet d’exceller non seulement en randonnée, attelage mais aussi en T.R.E.C., CSO, dressage, endurance… Ils sont également sélectionnés sur leur caractère qui, accompagné d’une bonne éducation, leur permet d’être dociles et d’en faire de merveilleux chevaux de famille et compagnons d’une vie.